Définitions des interventions médicales
Par Josette Charpentier
Soluté : L’injection d’un soluté de glucose sert à nourrir et à hydrater la femme en travail, car il lui est souvent interdit de manger et de boire à ce stade de l’accouchement. C’est aussi un moyen de garder la veine ouverte dans l’éventualité où il deviendrait nécessaire de lui administrer rapidement des médicaments. Certains hôpitaux utilisent un petit tube inséré dans la veine et maintenu en place par un ruban adhésif (héparing lock).
Désavantage : Intervention non nécessaire si vous buvez suffisamment et que le travail progresse normalement. Limite la mobilité. Rends la marche et les déplacements difficiles.
Alternatives à l’intervention : Boire de l’eau, du jus ou de la tisane de framboisier sucrés au miel. Manger des aliments légers tels que yogourt, Jell-O, soupe, purée de fruits, amandes, raisins frais, etc.
Décollement des membranes (stripping) : Geste médical, pratiqué par un médecin ou une sage-femme, le décollement des membranes est habituellement fait pendant l’examen du col. En introduisant un doigt dans le col, et en pivotant le poignet, ils décollent ainsi les membranes de la paroi de l’utérus, autour du col. Ceci doit être fait avec précaution pour ne pas rompre les membranes de façon prématurée. Une sensation d’inconfort ou même une douleur peut se faire sentir pendant le décollement. Il se peut que de légers saignements accompagnent cet épisode, ne soyez pas surprise ni inquiète, ces saignements sont provoqués par le bris des capillaires qui doivent céder avant que le col ne s’ouvre. Le geste peut être répété plusieurs fois au cours d’une semaine et s’avère plus efficace de cette façon. La femme peut entrer en travail dans les jours qui suivent.
Induction (provoquer le travail) : Provocation du travail par des moyens artificiels, habituellement par un soluté contenant de l’ocytocine synthétique (Syntocinon pitocin).
Désavantage : Diminution de l’apport en oxygène dû au faible espacement entre les contractions artificielles (Syntocinon-Prépidil). Hémorragie post-partum; l’utérus fatigué par des contractions artificielles, a tendance à être plus paresseux après l’accouchement et conséquemment, à moins bien se contracter, ce qui augmente le risque d’hémorragie.
Alternatives à l’intervention : Acupuncture, massage, plantes médicinales, relation sexuelle, stimulation des seins. (Votre accompagnante pourra vous suggérer la méthode la plus efficace selon l’état de votre col).
Ocytocine : L’ocytocine est une hormone produite par le corps et qui déclenche des contractions utérines. L’ocytocine synthétique peut aussi être utilisée pour stimuler un travail qui s’est déclenché spontanément. L’ocytocine naturelle est une hormone produite par le corps qui déclenche les contractions utérines.
Malheureusement, il a été remarqué que l’utilisation excessive diminue l’apport en oxygène dû au faible espacement entre les contractions artificielles. De plus, des risques d’hémorragie post-partum peuvent survenir, l’utérus fatigué par des contractions artificielles a tendance à être plus paresseux après l’accouchement et conséquemment, à moins bien se contracter, ce qui augmente le risque d’hémorragie.
Publicité
Il existe aussi d’autres moyens pour provoquer le travail, par exemple :
Le gel de prostaglandine (prépidil), qui est administré par voie vaginale, qui produit une maturation du col préparatoire au déclenchement du travail. Il a été démontré, qu’employé de cette manière, ce gel produit généralement un meilleur déclenchement du travail chez la patiente dont les caractéristiques physiques ne sont pas favorables au déclenchement conventionnel. Le gel de prépidil pourrait provoquer un travail en très peu de temps après son administration (3 à 6 heures).
Le Cervidil (prostaglandine) est un autre moyen efficace pour produire une maturation du col. Le Cervidil est une insertion vaginale polymérique semi-transparente plate et mince, de forme rectangulaire aux coins arrondis, contenue à l’intérieur d’un système de retrait en polyester à maille (tampon vaginal). Il est placé transversalement dans le cul-de-sac postérieur du vagin. Il doit être retiré 12 heures après son insertion, dès que le travail est amorcé ou en cas d’hyperstimulation utérine.
Le ballonnet est un autre moyen efficace et non douloureux. On insère dans le col dilaté une petite sonde par laquelle on injecte de l’eau stérile afin de faire gonfler le bout du ballonnet; ce qui permet au col de se dilater légèrement et de faciliter une induction avec Syntocinon ou une simple rupture artificielle des membranes.
Rupture artificielle des membranes (poche des eaux) : Cette intervention est parfois utilisée pour provoquer le travail ou dans le but de stimuler un travail déjà commencé. Un instrument semblable à un crochet est inséré dans le col dilaté afin de percer les membranes. Après que les membranes soient rompues, les contractions augmentent, dues à la plus grande pression qu’exerce la tête du bébé sur le col. Habituellement, les membranes se rupturent spontanément en cours de travail, mais il arrive parfois qu’elles restent intactes jusqu’à la fin de l’accouchement. Si la rupture se fait lorsque la tête n’est pas fixée, un prolapsus du cordon ombilical, c'est-à-dire que le cordon passe avant la tête du bébé, peut survenir. Cette pratique peut augmenter la douleur liée aux contractions et les risques d’infection utérine. La rupture artificielle des membranes n’est pas douloureuse.
Désavantage : Éventuels prolapsus du cordon ombilical (le cordon passe avant la tête du bébé) si la rupture se fait lorsque la tête n’est pas fixée ou compression de la tête fœtale; cette compression pouvant perturber la circulation sanguine au niveau du cerveau de l’enfant. Pression plus forte augmentant la douleur liée aux contractions. Risque d’infection utérine.
Alternatives à l’intervention : Demander au médecin si l’intervention est vraiment nécessaire. Prendre un bain-tourbillon augmente l’intensité des contractions tout en permettant à la mère de se détendre, ce qui s’avère très avantageux dans les cas de dystocie (arrêt de la progression du travail).
Moniteur fœtal : Le moniteur est un instrument qui enregistre les battements du cœur fœtal et l’intensité des contractions utérines. Il enregistre grâce à deux électrodes attachées au ventre de la mère. Cet instrument n’est pas toujours précis et nécessite de fréquents ajustements si vous ou votre bébé bougez. L’immobilité que vous devez observer peut ralentir le travail. De plus, le bruit rythmé de cet appareil et son aspect rébarbatif créent chez la plupart des femmes une certaine anxiété.
Moniteur fœtal interne : C’est une électrode de métal fin, sous la forme d’une petite spirale, qui doit être reliée directement au cuir chevelu du bébé, ce qui implique que les membranes soient rompues. Il est relié par un fil branché au moniteur qui reçoit les signaux électriques et les retransmet sous formes graphiques.
Calmants : Les analgésiques servent à réduire la douleur en emmenant une relaxation plutôt artificielle, qui rend cette dernière plus tolérable. Ils favorisent une détente entre les contractions et aident la mère à se sentir plus à l’aise. Le calmant (démérol, Nubin, morphine) peut être administré par injection intraveineuse ou intramusculaire. L’administration de calmants peut occasionner chez la femme des étourdissements, de l’euphorie et des nausées. Ils peuvent également faire baisser la pression artérielle. Utilisés trop tôt, moins de 3 cm, ils peuvent ralentir le travail alors que trop tard, plus de 7cm, ils peuvent affecter le réflexe de succion du nouveau-né jusqu’à provoquer une dépression respiratoire et même parfois des troubles cérébraux mineurs.
Désavantage : L’administration de calmants peut occasionner chez la femme des étourdissements, de l’euphorie et de la nausée. Ils peuvent également faire baisser sa pression artérielle. Utilisés trop tôt, ils peuvent ralentir le travail (-3 cm) alors que trop tard (+ 7cm), ils peuvent affecter le réflexe de succion du nouveau-né jusqu’à provoquer une dépression respiratoire et même parfois des troubles cérébraux mineurs.
Alternatives à l’intervention : Bain-tourbillon, massages, etc. La chaleur et le soutien humain, la douceur d’un contact et la confiance peuvent être aussi et même plus efficaces que toute médication. Suite
Josette Charpentier, accompagnante à la naissance depuis 1989, Maître formateur et Instructeur de la Méthode Hypno-Vie www.hypno-vie.com (450) 904-3094
Autres articles dans intervention médicale
|