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L’importance du congé parental
Maxime Johnson

La durée des congés parentaux a été prolongée au Québec depuis l’entrée en vigueur du Régime québécois d’assurance parentale le premier janvier 2006. Ces mois passés avec le bébé naissant sont d’une très grande importance, notamment pour le développement de l’attachement chez l’enfant.

« Les premiers mois, les premières années, ont une importance déterminante dans le développement de l’enfant », affirme d’entrée de jeu Michelle St-Antoine, psychologue en petite enfance.

Ces premiers mois facilitent grandement le développement de l’attachement chez l’enfant. « Si l’enfant a une sécurité d’attachement avec ses parents, cette confiance acquise dans les liens envers son père et sa mère va être transmise dans ses autres liens, » explique Michelle St-Antoine. « Ça va avoir des répercussions sur sa confiance en soi et sur sa confiance envers les autres, » précise-t-elle.

Concrètement par exemple, un enfant en milieu de garde qui a développé un fort attachement sera donc beaucoup plus sociable envers ses camarades et ses éducatrices. « Son premier réflexe est de s’attendre à ce que les autres vont le comprendre, vont répondre à ses besoins. Ça va créer une attente confiante par rapport au monde extérieur, » explique la psychologue qui travaille au Centre jeunesse de Montréal.

Les congés parentaux améliorent également l’environnement des bébés. Ceux-ci ont besoin de calme, ce que procure le nid familial, particulièrement lorsque les parents ne rapportent pas le stress du boulot avec eux à la maison.

Michelle St-Antoine refuse toutefois d’être alarmiste. « Je connais des enfants qui ont été en garderie très tôt et qui ont eu un très bon développement, » précise-t-elle. À l’inverse, une mère peut être à temps plein à la maison, mais avoir une piètre qualité de lien avec son enfant.

« Le congé parental ne fait pas tout. Ça donne des conditions maximales, où il y a le calme, et où on favorise l’attachement, mais ce n’est pas miraculeux, » croit la psychologue.



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Pour ce qui est de la durée, qui peut aller jusqu’à 55 semaines au Québec, Michelle St-Antoine préconise de le prendre au complet. Pour elle, ce congé pourrait même être un peu plus long, jusqu’à 18 mois, un âge auquel l’enfant est beaucoup plus mature, mais le Québec n’a pas nécessairement les moyens de « se le payer ».

Les parents non plus. « Moi j’ai dû me limiter à 5 semaines, » explique Simon Rioux, père de la petite Maya, deux mois. L’homme qui travaille en microélectronique explique qu’il ne pouvait pas s’absenter plus longtemps de son travail. Sa blonde Trina, enseignante, pourra toutefois prendre 50 semaines de congé.

Les 5 semaines qu’il a prises ont toutefois été essentielles. « Je n’aurais pas pu retourner au travail tout de suite après la naissance. Je ne pensais qu’au bébé ! »  C’était aussi l’occasion de développer une routine familiale et de s’entraider dans le couple.

Et comme le fait remarquer Simon, si la mère sent le bébé en elle depuis plusieurs mois, le père est beaucoup plus loin et il a ses premiers contacts avec son enfant qu’après la naissance. « C’est pendant ce congé que tu peux commencer à vraiment aimer ton bébé, » croit-il.

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