Vous avez dit les sports d’hiver !!!
Pas vraiment ! Je ne suis pas très sport ! Moi j’aime mieux aller jouer dehors… et pas trop longtemps, je déteste le froid. Bon je sais, je suis une vielle ronchonneuse, mais je n’ai rien de la sportive à tout prix. Je suis plutôt du genre gentille balade, en profitant de la nature… peu importe la saison !
Est-ce que vous, vous pratiquez des sports d’hiver avec vos petits enfants ? Vous savez le ski, ski de fond, raquette, patin… etc. Je vous envie… Hélas ! Je suis trop pantouflarde et le froid malmène mes poumons. Par contre, j’aime bien jouer dehors avec eux. Ils sont tellement beaux avec leurs belles joues rouges, qu’on aurait envie de les manger tout cru.
C’est tellement craquant de les voir déambuler la première fois qu’on leur met leur costume d’hiver. Tout est trop lourd. Les bottes sont pesantes, les pantalons trop rigides… finis la liberté de mouvement, ils sont emmaillotés comme des momies. Charly, petit enfant de l’hiver, commençait tout juste à marcher la première fois que nous l’avons amené jouer dehors. L’année d’après, il était plus téméraire. Cet hiver-là, j’avais laissé la glissoire du module de jeu. Sans s’occuper des congères qui lui bloquaient la route, notre petit bonhomme s’est dirigé tout droit vers l’objet de son désir, sa sœur sur les talons. Brave petite, elle essayait de protéger son petit frère. Heureusement qu’elle était là, parce c’est elle qui est venue nous avertir que Charly frappait désespérément à la porte du sous-sol. Les amas de neige étaient trop imposants, il ne pouvait plus les traverser.
Quand j’étais gamine, mon père transformait la cour arrière en patinoire. Il fabriquait également une grande glissade, à partir du toit du garage. La descente était tellement longue, qu’il devait ôter la clôture pour ne pas provoquer d’accident. Faut dire qu’il n’y avait pas beaucoup de circulation routière à cette époque. Aujourd’hui ce serait inimaginable. Chaque année, quand l’hiver se pointe, je repense à ces merveilleux souvenirs… et mon côté grincheux me parle également des mitaines mouillées, des pantalons doublés complètement imbibés ! Je me rappelle aussi de l’odeur piquante de toute cette laine qui séchait près du poêle à bois… Heureusement, il y avait également l’odeur du chocolat chaud qui attendait notre bon plaisir sur un rond de la cuisinière. Les joies de l’hiver !!!
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De ma mère, je n’ai pas gardé les installations séchage pour tout ce qui est trempé… mais le chocolat chaud… oui ! Pour le plus grand bonheur de mes petits-enfants. J’ai toujours la nostalgie de la grande patinoire paternelle… mais je refuse de me tuer à la tâche. Faut être brave pour faire une patinoire. Se tenir sous zéro, un boyau d’arrosage à la main… nettoyer, gratter, polir la glace… non merci, je laisse ça aux autres. Pour la glissoire par contre, quand la neige nous le permet, on arrive à en construire une assez fantastique.
L’an dernier, l’Homme qui partage ma vie, a eu la gentillesse de repousser la neige du stationnement vers le bas du terrain et de nous façonner une superbe glissade. Naturellement, dès la première descente… ce qui a fait bien rire mon petit-fils et ma petite-fille, j’ai piqué du nez dans la neige, sans avoir parcouru plus d’un tiers de la piste. Annabelle s’est rendue un peu plus loin et Roger la talonnait. Mais c’est Milou qui a gagné. Toute petite, légère comme une plume, mais contrôlant bien sa soucoupe, elle a traversé plus de la moitié du terrain. Hélas pour Charly, notre petit bonhomme était trop petit pour comprendre les manœuvres et il refusait de se servir de l’escalier, préférant, à notre grande consternation, remonter par le centre de la pente. Malgré les remontrances, on s’est bien amusé et ce soir-là, notre Charly chouchou était totalement épuisé !

Cette année il n’y aura pas de glissade… pas assez de neige… mais il y a le Lac Rond. Ça, c’est un pur plaisir. Au cœur de Sainte-Adèle, il y a un tout petit lac sur lequel la municipalité aménage des cercles de patinage, des sentiers pédestres et également des pistes de ski de fond. Du côté du Chantecler il y a une très belle pente qui sert de glissade pour les grands et les petits. Tout au long de l’hiver, la ville y organise différentes activités : promenade en traîneau, clowns, distribution de ballons… etc. Tout ce qui faut pour faire plaisir aux tout-petits.
La première fois que j’y ai amené Charly, il avait trois ans. Je lui avais acheté des lames qu’on fixait sur ses bottes… je peux pas dire qu’il avait vraiment aimé, mais c’était bien amusant. Je l’ai vite rassis dans la luge pendant que Milou tournait autour de nous. Un bon quatre heures de plein air, pique-nique sur la neige et j’étais aussi fatiguée que mes chers petits. Cette année, je ne sais pas si la glace va être belle pour la semaine de relâche… faudrait en profiter avant !
Si vous venez dans mon coin de pays, arrêtez-vous au Lac Rond, ça vaut vraiment la peine. Et si vous avez plus de résistance et que vous aimez les Laurentides, essayez du côté de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson. La piste de patin fait 8 kilomètres, parfaitement entretenue, dans un décor de rêve.
Ne faites pas comme moi, ne vous faites pas prier et habillez-vous chaudement. Le soir, assise au coin du feu avec vos petits enfants, quand vous penserez à votre journée vous vous réjouirez de ces merveilleux souvenirs qui rejoindront ceux des histoires d’antan, en dégustant un bon chocolat chaud ! Allez, on s’habille et on va jouer dehors !
Josée Pelletier
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